Compte-Rendu de notre voyage à Royal Leamington Spa

du 6 au 10 mars 2015
jeudi 14 mai 2015
par  Bernard BAREAU
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Accueil au "Town Hall" par le maire

Nous étions une trentaine de membres du CSAI à embarquer sur l’Eurostar à destination de l’Angleterre en ce vendredi 6 mars au matin.
Après deux heures et demie de voyage à près de 300 km/h, nous avons débarqué à St Pancras, au cœur de Londres où, après avoir visité la gare, nous sommes montés à bord dans notre English coach pour filer vers notre première visite, Bletchley Park, au sud des Midlands, où nous attendaient des souvenirs de la seconde guerre mondiale. C’est en effet en ce lieu que tout ce que l’Angleterre comptait de cruciverbistes acharnés furent rassemblés pour décrypter les messages de l’état-major allemand codés par la fameuse machine Enigma, capturée peu après le début de la guerre, mais difficile à déchiffrer et à comprendre, avec tous ces rotors et fils électriques.
Cinq mille femmes et deux mille hommes (chouette rapport !), s’unirent (?) pour y parvenir, à l’aide de la machine de Tuning (ancêtre de l’ordinateur) et grâce à la négligence de certains opérateurs allemands...
Visite datée, mais passionnante pour les aficionados. Nous découvrirons plus tard que ce voyage était placé sous le signe des sciences et techniques ! Puis poursuite du périple et arrivée vers 19 h (heure anglaise) à Royal Leamington Spa.

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Vue du canal

Après une première nuit sur le sol britannique dans les familles, nos hôtes nous prirent en main pour la journée du samedi. Nous-mêmes fûmes conduits à un carrefour de canaux creusés tout au long du XIXe siècle pour éviter d’avoir à naviguer en mer. Un musée technique du canal (creusement d’écluses, d’un tunnel, construction de péniches, machines à vapeur...) nous a retracé cette aventure intérieure avant un déjeuner dans une auberge typique (toit de chaume), au bord dudit canal où s’ébattait l’habituelle faune aquatique (canards, poules d’eau, cygnes...) sous un soleil joyeux.
Retour vers Leamington après une halte dans une immense ferme transformée en centre commercial spécialisé dans les antiquités, produits locaux et jardinage, où nous prîmes l’inévitable five o’clock tea. A noter une formule gravée dans le bronze à l’entrée : « Ici, il n’y a pas d’étrangers, mais seulement des amis pas encore rencontrés ».
Au retour, après une remise en beauté de chacun, nous prîmes la direction de la Warwick School pour l’inévitable « Civic Dinner » dans la Pyne Room habituelle. Au menu, poisson à la sauce au citron, Navarin d’agneau aux légumes méditerranéens et brioche pudding « infusée » au Baileys (crème au Whisky) avec sauce anglaise..., sans oublier la prière d’avant dîner, le toast à la reine et les discours officiels (intéressants et pas trop longs !) axés sur le développement des échanges de jeunes pour garantir un futur au jumelage.

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Jack Bonté
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Le "Civic Dinner"
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Une discussion animée
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Une MG dans le ThinkTank

Le dimanche, nous avons enfin retrouvé la pluie traditionnelle sans laquelle le gazon anglais ne serait pas ce qu’il est, mais pas de problème, nous étions à l’abri du musée des sciences et de l’ingénierie de Birmingham, ou « Thinktank », plutôt orienté vers les jeunes manipulateurs (cf Palais de la Découverte à Paris).
Déjeuner au Woodman’s, en face du musée, après quelques gouttes de pluie au passage et un menu de bûcheron ! Pour digérer, on nous a emmenés à la New Big Library (bibliothèque ultra moderne) à travers la ville, laquelle évoque plutôt une cité bombardée où ont atterri quelques ovnis futuristes, avec des travaux partout ! Immense et lumineux, ce sanctuaire de la pensée humaine engrange chaque jour les discours politiques prononcés dans tout le royaume... mais est-ce vraiment nécessaire, quand les enregistrements numériques occupent de moins en moins de place ? Retour au bercail et dîner dans les familles, avec ou sans invités extérieurs (pour nous, ce fut avec) et nuit étoilée et sans rêve.

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The Royal ShakespeareTheatre

Lundi, visite de Stratford upon Avon, patrie de Shakespeare, et accessoirement de John Mathers, chairman du LITS, pour une visite des deux théâtres du Cygne, toujours côté technique, dans les coulisses, avec des aperçus des loges et des ateliers de fabrication de costumes, perruques... non sans être au préalable montés en haut de la tour du théâtre pour apercevoir la cité vue d’en haut. Après un déjeuner au Dirty Duck, un canard salement typique et coquet, nous avons déambulé en ville pendant une heure, histoire de faire quelques achats et d’admirer ce site où la pensée britannique s’est affinée.

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Jenny Mather et Guy Lepagnol

En soirée, nous eûmes droit à un buffet préparé par les dames du LITS, et quelques hommes, au Rugby-club de Kenilworth, ville jumelle de Bourg-la-Reine jouxtant Leamington, quelque part dans la campagne. Y furent servis des tourtes diverses (pies), des salades, de la charcuterie typique accompagnées de nombreuses sauces très variées (dont les fameux chutneys), puis des cakes, tartes et fruits préparés avec des crèmes de toutes sortes (des plus liquides aux plus fermes). Nous quittâmes les lieux de bonne heure en prévision d’un lendemain chargé, après rangement de la salle.

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Ightham Mote

Mais chaque chose ayant une fin, le mardi vers huit heures nous quittions Royal Leamington Spa pour un retour vers nos pénates franchouillardes, non sans effectuer un dernier détour par Ightham Mote, dans le Kent qui, comme son nom l’indique, devait être bâti jadis sur une motte féodale.
Curieusement, nous dûmes descendre depuis le parking pour découvrir le site au milieu de douves du plus bel effet entourant un manoir du XIVe siècle (1330) bâti autour d’une cour carrée.
Prévue initialement à Maidstone, l’escale pour déjeuner fut annulée car les tours et déviations imposés par des travaux, nombreux dans cette région, avaient beaucoup ralenti notre car. Elle fut remplacée par un arrêt dans le centre d’Ashford où nous devions reprendre notre Eurostar. En effet, plutôt que de regagner Londres et ses embouteillages, nous avions opté de rattraper notre train dans la seule escale possible entre St Pancras et la Manche, mais l’embarquement devait s’effectuer en trois minutes. Pour un groupe de trente, cela signifiait une ruée maîtrisée sur deux portes conjointes : et cela fut fait et bien fait, bravo à tous ! Surtout que certains étaient encore en train de se rhabiller après une fouille et un contrôle ultra sécuritaires qui devait permettre aux agents en poste de passer le temps dans cette gare quasi déserte ! Après avoir émergé du tunnel dans notre doux pays, nous assistâmes à un coucher de soleil digne d’un peintre impressionniste, et au bout d’une heure, nous posâmes nos valises sur le sol natal...

Question subsidiaire : Mère-Grand, pourquoi dans les auberges anglaises, du moins celles choisies par le LITS, y a-t-il autant de couloirs, petites marches traîtresses, escaliers étroits et tournants ? C’est pour mieux apprécier la nourriture quand elle est enfin servie, mon enfant...